Parlons franchement du baby blues


Hello les Nenys, comment allez-vous ?
Le mois d’octobre vient de s’achever et on ne sait pas pour vous, mais nous, nous ne l’avons pas vu passer celui-là !
Novembre est là et on va faire le maximum pour profiter de chaque moment hein !?


On revient avec un nouveau sujet sur le blog qui est pour nous délicat et compliqué à traiter.
Parce qu’il est très personnel, encore tellement mal perçu et tabou chez les mères : le fameux baby Blues.
Certaines femmes nous ont transmis leurs témoignages sur ce qu’elles ont vécu...

Oh Neny - Baby blues 1

Extrait de la touchante interview de Meghan Markle repostée par Femme d'influence sur Instagram.

Baby Blues : Mais de quoi parle t-on ?

Alors qu’on vient d’accomplir une des choses les plus magnifiques au monde: mettre au monde un bébé (on en parle dans notre dernier article ici), ce moment où l’on devrait être pleine de joie et remplie d’un bonheur extrême le contraire se produit.
On vous avoue on n’aime pas trop ce terme de "baby blues" qui pour nous infantilise les nouvelles mamans.
C’est un peu comme un bouche-trou qui permettrait de mettre une explication sur tous les maux liés au tsunami qu’est la naissance d’un bébé.

Le baby blues est considéré comme un ouragan émotionnel lié à la chute d’hormones après la naissance. Certaines femmes parlent de sentiment de vide dû à la fin de la grossesse.
On peut passer de la joie aux pleurs inexpliqués, être angoissée de mal faire avec son bébé ou de ne pas pouvoir tout gérer. Le manque de sommeil (voire même insomnie parce que l’on vérifie que bébé respire encore), la pression de la famille (tu devrais faire ça ! mais non pourquoi tu le portes tout le temps comme ça !). Ce fameux syndrome de la mère parfaite qui nous fait nous remettre tout le temps en question !
En France plus de 50% des femmes se disent touchées par cette déprime passagère qui se dissipe peu de temps après ou pas !

“ Je n’ai pas pensé au baby blues au début, puisque je ne pleurai pas sans raison, mais je n’éprouvais pas de joie intense. Je ne communiquais pas avec ma fille, pas de regard attendri, pas de mot tendre, je m’occupai d’elle parce qu’il le fallait, la fameuse fibre maternelle n'était pas là. C’est en parlant à mon gynécologue et ma mère que j’ai compris que cela était un des symptômes du baby blues “
Sophie

Mais je trouve que cela dure un peu trop longtemps :  la dépression postnatale

On parle de dépression postnatale (appelé aussi dépression post-partum) quand les symptômes du baby blues s’accentuent ou se prolongent sur plusieurs semaines voir plusieurs mois.
Cette dépression peut survenir chez certaines femmes jusqu'à un an après l’accouchement.
Il peut être difficile à diagnostiquer parce que certaines mamans ont honte de parler de leurs émotions contradictoires à la joie immense que devrait apporter la naissance de son bébé. Parfois elles associent même ces émotions négatives à la fatigue et donc ne cherchent pas à les comprendre.
Ces femmes s’isolent peu à peu...

Oh Neny - Baby blues 2

 “ Après 9 mois d'attente ma fille est arrivée et je rêvai d'être la mère parfaite, soit une maman très fusionnelle, comme l'image que j'ai eue de toutes les autres mères avec leur premier bébé ! Mais voilà la réalité nous rattrape et on apprend, à se connaître et se découvrir en tant que maman. En effet j'ai voulu donner le meilleur à ma fille, l’allaiter jusqu'à 1 an, mais je n'ai tenu que 2 mois ! Bon c'est déjà bien mais la maman que j'aurais aimée être aurait allaité 1 an ! L'allaitement est une sacrée expérience ! Bébé se réveille toutes les 3 heures pour manger, 30 à 40 minutes pour manger puis 30 minutes pour le rot, autant dire que je ne dormais pas. J'étais fatiguée mais mon cerveau réfléchissais sans cesse à l'organisation de la maison ! Au final, je ne dormais que 30 minutes par jour. Peu à peu la dépression s'est installée sans que je me rende compte ! J'avais peur à l'idée d'être abandonnée avec ma fille ! Mon mari était aux petits soins pour ma fille et moi, mais tous les matins quand il partait au travail, je sentais l'angoisse et la responsabilité de me retrouver seule avec elle. Le manque de sommeil devenait une obsession. Pourquoi je ne dormais pas ? Si je ne dors pas je ne vais pas avoir assez d'énergie pour m'occuper de la maison et de ma fille ! … “
Léa (son prénom a été changé pour respecter son anonymat)

Ma belle-mère m’a dit ce qu’il fallait faire... mais bon... : Les conseils pour mieux appréhender le baby blues

 

Même si tout le monde n'arrête pas de vous donner des tonnes de conseil pour vous et le bout chou, noter que certains sont bons à prendre et surtout à appliquer ! Et nous souhaitions vous partager les conseils qui nous ont personnellement aidés.

Parler

En parler à son compagnon, sa mère, des amies ou encore un professionnel (sage-femme, psychologue de l'hôpital ou de la pmi) c’est toujours mieux que de le garder pour soi.
Vous n’êtes pas folle ou une mauvaise mère. Ce que vous traversez, beaucoup de mamans sont passées par là.
Sur les réseaux sociaux de nombreuses femmes partagent avec nous leur quotidien “réel” et témoignent de ce chamboulement émotionnel. Nous ne sommes pas seules et ça fait du bien de le savoir !

" ...J'ai décidé de consulter un médecin. Il m'a dit que c'était normal en tant que jeune maman, mais je ne voulais pas l'entendre je lui ai demandé des somnifères pour dormir. Une fois rentré à la maison j'ai pris ces somnifères mais aucun résultat je n'arrivai toujours pas à dormir. Mon mari l'a su (lui qui est contre tout médicaments), cette situation l'a mis en colère et ça a tournait en pleurs et dispute ! Il m'a demandé de consulter un autre médecin. Je suis parti chez un médecin du sommeil (en unités de sommeil) pour observer mon sommeil. Le médecin m'a demandé de m'évaluer sur une grille, une question qui m'a frappé et dont je m'identifiais : "Êtes-vous jaloux des gens heureux?" J'ai répondu oui, ce questionnaire m'a diagnostiqué dépressive. J'ai accepté et j'ai décidé de voir un psychiatre. Le premier RDV chez le psychiatre a été significatif, elle m'a posé une question qui m'a fait fondre en larmes. "Pour vous demander de l'aide, est-ce une forme de faiblesse?" J'ai répondu oui ! Et là à partir de cet instant j'ai compris beaucoup de choses. Qu'avant d'être maman j'étais une personne avant tout, avec mon vécu et mon expérience. "
Léa

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“ Oui j’en ai parlé, merci Nina de m’avoir écoutée “
Mariama - Ammar's Mama



WE GOT YOU SIS' !

Ne pas avoir peur de demander de l’aide !

Alors on ne peut pas tout faire, tout gérer ou tout maîtriser. Certaines études ont montré que les femmes qui déclarent leur baby blues tardivement sont celles qui veulent tout gérer ! Faut l'avouer nous avons cette fâcheuse tendance à vouloir tout faire par nous-même pour être sûres que les choses soient bien faites et rapidement. Ce qui nous donne une trop grosse charge mentale (boom on a lâché THE expression).
Demandons de l’aide à maman, aux copines, à belle maman ( mouais ... Lol) pour la cuisine, le ménage, les courses, ou encore pour garder le plus grand, tout ce qui peut vous libérer du temps.

Le saviez-vous : Il faut tout un village pour élever un enfant
En Afrique, la nouvelle maman est épaulée par plusieurs membres de la famille, dans certaines cultures même, elle reste cloitrée pendant quelques jours afin de se reposer et faire connaissance avec son bébé (en Chine, on parle de 40 jours !)

Oh Neny - baby blues 6

Prenez du temps pour vous !

Un tea time avec les copines, un bon bain chaud pendant que Papa s’occupe de bébé, prendre le temps de s’habiller (on l'a toutes eu ces fameux leggings qui ont remplacés tous nos jeans et nos jupes hein?!), se regarder à nouveau dans la glace... etc.
Tous ces petits moments sont bons à prendre, même si on sait que c’est plus facile à dire qu’à faire (nous sommes passés par là).
Essayer de passer du temps qualitatif avec bébé aussi comme une petite promenade pour prendre un peu l’air ou aller dans un restaurant kids friendly !

Oh Neny - baby blues 4

Soyez indulgente avec vous-même et relativisez !

C'est une des choses les plus difficiles à faire et à appliquer : la bienveillance envers soi-même. On a beaucoup de mal à prendre du recul sur les situations que nous vivons et sur les émotions que nous vivons.
Prendre du recul pour mieux accepter la situation, la comprendre et surtout mieux réagir face à elle.

On aime :
L’article de Danielle Ahanda qui tient le blog Best of D, maman de 3 enfants et qui nous parle d’une autre manière de voir le baby blues. Elle l’appelle le Baby Boost et ça on aime !!  A retrouver ici !

 

 Pour conclure...

C'est tout à fait normal de se sentir perdue, déboussolée, triste, submergée, frustrée après avoir mis au monde un petit être humain.Nous devons apprendre à être mère pour le premier enfant,appréhender ce nouveau rôle et ces nouvelles responsabilités. Nous devons trouver notre nouvelle équilibre si c'est le 2e ou 3e enfant, trouver une organisation, accepter un corps qui a pu beaucoup changer avec la grossesse et gérer la chute des hormones (entre autres). Nous devons donc aussi apprendre à nous faire confiance, à écouter notre corps et notre instinct. Essayer au maximum de prendre le négatif, l'accepter et le comprendre pour pouvoir en faire du positif !

Merci à toutes les mamans avec qui nous avons discuté et qui ont accepté de se confier à nous sur ce sujet si délicat...

On espère que cet article vous aura plu, n'hésitez pas à nous le faire savoir en commentaire et on vous retrouve bientôt dans la rubrique "L'Amour commence avec vous" pour une nouvelle interview de maman !


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